Histoire

Ma conscience « verte » est vraiment née vers l’âge de 10 ans.
Les marées noires (notamment celle de 1976), ont très vite eu un impact sur les côtes bretonnes, salissant sable et rochers. J’ai toujours adoré la plage et les sports nautiques, ayant grandi en baie de Quiberon, dans un paysage magnifique. Mais découvrir des traces de mazout sur mon polo ou mon bermude n’avait rien de drôle. Difficile de se débarrasser de cette substance collante.
Par la suite, ayant l’habitude de faire beaucoup de planche à voile, j’ai perçu de près les changements.  
Cela m’a posé tout de suite question : comment osait-on polluer un paradis ? Naïve, il a fallu que je me rende à l’évidence : la pollution, sous toutes ses formes, n’a fait que s’amplifier au fil des décennies, se répercutant sur l’air, dans l’eau, dans l’alimentation
C’est ainsi que depuis cette précoce prise de conscience, je me nourris le plus biologiquement possible, ne mange pas de viande, travaille de chez moi (zéro énergie transport), choisis des peintures écologiques lorsque je souhaite bricoler, ou des produits naturels pour nettoyer, etc., etc. Je tente d’être la plus cohérente avec mes convictions.
J’ai vécu à Paris, ville où je suis née et que j’adore mais très (trop) polluée. Pour mon métier, j’ai choisi de passer une dizaine d’années à Rennes, pour être plus proche de ma Bretagne. Cependant, particulièrement sensible aux pollutions visuelles, sonores et chimiques (notamment particules fines émises par les véhicules), la capitale bretonne ne me convenait plus. Aussi, depuis l’été 2013, me voici de retour dans le golfe du Morbihan.
En détruisant la planète, nous nous détruisons nous-mêmes. Nous ne sommes pas supérieurs à la nature, nous en faisons partie : il faut donc savoir composer avec elle. Ses richesses et nos activités humaines peuvent être complémentaires. C’est, pour moi, la vraie intelligence.
Ne pas se soucier de notre impact, c’est se tirer une balle dans le pied.
Anne Ropion.