Jean-Marie Pelt : une perte insoupçonnable

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Cet après-midi, je terminais des courses (bio) en famille pour une petite fin d’année, malgré tout. Alors que je déballais les cartons (recyclables), et une minute après avoir perçu les quatre coups caractéristiques de France Inter annonçant le journal, j’entends ma maman hurler :
Non non non non, oh non non non ! 
Je me précipite car sa voix est celle de quelqu’un qui vient de perdre un être cher.
Je lui demande : que se passe-t-il ?
— Jean-Marie Pelt ! (Elle pleure.)
— Quoi ? Ce n’est pas possible, tu es sûre ?”
Bref, on essaie de se consoler comme on peut. Bien que l’on soit très peu du genre à pleurer pour un rien, nous n’avons pas d’autre ressenti que d’être immensément peinées.

Encore, à l’heure où j’écris ce billet, j’ai du mal à réaliser. Je me disais bien que cela arriverait un jour – passé 80 ans, on n’a pas à être surpris non plus. Mais notre désolation en cette fin d’année déjà très perturbée, laisse un goût amer face au vide qu’engendre la disparition d’un humaniste tel que Jean-Marie Pelt.

Quand il était petit, mon neveu voulait être naturaliste : Pelt était une réfécence déjà. Nous étions allés l’écouter. Mon père, “écologiste” dans l’âme depuis les années 70, était présent et nous avions partagé ensuite un dîner ensemble avec notre conférencier préféré du jour. Tous ses ouvrages trônent dans la bibliothèque de chaque membre de ma famille.

Plus tard, les chemins de mon papa (parti plus tôt, en 2011) croiseront Rabhi, Pelt, Morin et autres personnes de qualité. En direct ou en replay, nous écoutions son passage de quelques minutes dans l’émission de radio CO2 mon Amour. Nous le citions souvent dans nos échanges au moment de “refaire le monde”.

Même si beaucoup de gens lisaient Pelt et l’écoutaient dans ses nombreuses conférences qu’il n’hésitait pas à faire dans les moindres villages de France, encore récemment, le grand public comprendra peut-être a posterori pourquoi le départ de cet octogénère cultivé, qui aimait la vie et la terre, nous laisse un grand vide, une perte insoupçonnable de connaissances en biologie. La Nature était sa seconde maison.

Il faut relire ses livres, revoir ses conférences enregistrées. Et réfléchir à la suite à donner à notre planète.
C’est vraiment le moins que l’on puisse faire pour lui rendre hommage.

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