Traiter les problèmes à la source

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Je viens de lire un article concernant une start-up qui met sur le marché (encore un produit de plus !) un foulard “connecté”, qui permettrait de vous protéger de la pollution !

D’abord, il n’y a pas grand-chose qui permet de s’en protéger à moins de vivre reclus-e 20 mètres sous terre et entouré-e uniquement de “matériaux” et d’objets naturels…

Ensuite, l’intention est de vendre ce produit (80 euros minimum…) comme un outil qui prévient du degré de pollution et comme un foulard “chic” (sic) que l’on met sur le nez. Un foulard, même doté d’un filtre à particules, ne protège pas à 100 %. Un masque totalement hermétique à portée de main serait plus sûr…

Aucun foulard ne vous protège de la pollution comme le titre de l’article l’indique. En revanche peut-être qu’il vous préviendra d’un taux de particules par exemple, donc c’est un outil à vocation d’alerte. Mais il existe déjà des applis de ce genre.
Anecdote : pour ma part, mes yeux, et surtout mon nez me suffisent comme “thermomètres”, si je sors et que mon nez “pique”, bingo, je sais à quoi m’en tenir.

Trève de non-plaisanterie (la start-up existe bien), ce qui me gêne considérablement est de voir ce type de Rustines apparaître comme des solutions aux problèmes (changement climatique, environnement, écologie, pollutions diverses…) comme si c’était une fatalité (mais tout va bien puisque l’on peut créer un nouveau produit et développer son propre business) au lieu de s’attaquer à la source ! En créant des “solutions” de ce type, l’idée de pollution se banalise ; on peut continuer à polluer puisqu’il existe des foulards !… cela en devient pervers.

Deux ou trois générations vont pâtir des effets induits sur leur santé. C’est déjà le cas. Morts prématurées par cancer, etc. Affréter un bateau adapté pour ramasser des déchets en mer, c’est bien, mais ne serait-il aussi – voire plus – judicieux d’éduquer les consciences à NE PAS POLLUER À LA SOURCE.

Maîtriser nos rejets dans l’atmosphère et dans l’eau. Ne plus du tout utiliser de plastique (si si, on peut le faire). Des alternatives existent au niveau des matériaux naturels, souvent plus solides d’ailleurs, et en tout cas biodégradables, ressourçables avec zéro impact, recyclable ; à 100 % je dis bien. Et c’est peut-être à que le bât-blesse. Le traitement des déchets, non biodégradables. Et ils sont encore pléthore ! Majoritaires je dirais même. Ce qui est inconcevable aujourd’hui.

On crie au changement climatique, mais les décisions politiques ne suivent pas – au contraire certains démissionnent – ce qui au passage n’est ni étonnant ni source d’espoir quant à une envie de changer de paradigme par ceux qui sont liés, et complices de ceux qui ont le pouvoir, et de ne rien changer pour continuer à s’enrichir. Au détriment de la planète et de la santé de tous les êtres vivants qui y passent ! Cela va bien au-delà d’un écocide – car oui, nous sommes tous responsables dans cette histoire.

La désespérance est un sentiment assez présent ces temps-ci en ce qui me concerne. Quand vous constatez qu’à la fin d’une journée de plage, elle est plus sale que le matin, qui est sale ? qui est le plus dégueulasse des animaux sur Terre ? L’espèce humaine. L’humain égocentrique est un pléonasme, et non des plus faibles. Partisan du moindre effort, l’homo sapiens prend la terre pour une poubelle, oubliant que c’est cette même planète qui le nourrit, lui permet de respirer, de boire, de vivre.

Qu’il s’autodétruise par son comportement irresponsable, au fond tant pis pour lui ; mais ce qui me gêne terriblement, c’est qu’au passage il détruise tout le reste. Mais alors quel déclic, quelle forme d’éducation pourraient parvenir à transformer le comportement si égocentré de l’humain ?

Aujourd’hui, on est obligé de provoquer le comportement : on en vient, comme d’habitude, à proposer une rétribution – oui de l’argent – en cas de bon comportement ! Une sorte de carotte pour l’inciter à faire le bon geste (qu’il ne ferait pas gratuitemet donc). Cela dépasse l’entendement. Or tout est lié. Car ce qui nous a mis dans ce purain, n’est rien d’autre justement que l’amour de l’argent. Posséder, produire, vendre, s’enrichir, dominer la nature.

Depuis les années 60-70, les alertes n’ont pas cessé. Le résultat et la situation actuels se passent de commentaires.

Aujourd’hui, les systèmes de recyclage de nos déchets ne sont pas suffisamment performants. Et c’est d’abord la nature qui trinque encore et toujours. Suivie de toutes les espèces vivantes qui voient leur santé mises en danger. Jusqu’à quand ? La nature est en train de vomir nos productions – et comme on la comprend !

Mais non, les touristes continuent de se précipiter à la plage l’été, de se baigner dans une eau polluée, sans problème, tout en continuant à jeter n’importe où leurs propres déchets, quelle que soit leur taille. Les routes et autoroutes en sont les premiers témoins (en France principalement… car en Allemagne ou en Grande-Bretagne, on ne voit pas cela) :
nos-autoroutes-sont-des-poubelles.

Les champs alentours, les bois, les rivières en patissent en silence aussi depuis plusieurs décennies ! On a beau dire “ce n’est pas bien”, “c’est désolant”, “beuurk”, “quelle horreur”, “ce n’est possible”, “STOP !”, rien ne semble inverser le comportement primaire de primates indignes de vivre sur cette planète.

L’humanité n’a que ce qu’elle mérite, alors bonne chance à tous !…

Deux petits liens pour étoffer votre réflexion et parce qu’au niveau de l’impact écologique, tout est lié :
comment-éviter le chaos climatique-tous-responsable
éric-sadin-l-anarcho-liberalisme-numerique-n-est-plus-tolerable


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